Ordinations de sept frères étudiants le 2 juillet 2017 à Notre-Dame-de-la-Treille à Lille

  

Le dimanche 2 juillet 2017, en présence de près de 150 frères dominicains de la Province de France, de nombreux amis des frères et de leurs familles, Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Lille, a présidé une grande messe d’ordination en sa cathédrale Notre-Dame-de-la-Treille, en compagnie de fr. Richard Appora, op, archevêque de Bambari (République centrafricaine), fr. Jean-Paul Vesco, op, évêque d’Oran, Mgr Hérouard, évêque auxiliaire de Lille et fr. Michel Lachenaud, op, provincial de la Province de France.

  

Furent ordonnés diacres à cette occasion :

  • fr. Charles Desjobert, op,
  • fr. Grégoire Laurent-Huyghues-Beaufond, op.

   

… et prêtres :

  • fr. Jacques-Benoît Rauscher, op,
  • fr. Emmanuel Dumont, op,
  • fr. Jean-Baptiste Régis, op,
  • fr. Pierre-André Mauduit, op,
  • fr. Olivier Catel, op.

   

Réjouissons-nous et rendons grâce à Dieu pour ces grands frères qui quittent le studentat – devenant ce que le jargon dominicain appelle de jeunes pères de ministère – et continuent leur route à la suite du Christ, prêchant l’Evangile par toute la Terre !

« Va et prêche ! Vade et predica ! »

  

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Mon apostolat de frère étudiant : Aumônier d’hôpital – frère Mathieu-Marie

La vie dominicaine résulte d’un subtil dosage entre études, prière et mission. Rapidement après notre première profession, nous apprenons qu’il revient à chacun de trouver son équilibre propre ainsi que ses lieux d’engagement propres. Soumise à l’avis de notre supérieur, cette liberté doit avant tout être accordée à la vie régulière que nous avons choisie.

Mon arrivée à Lyon en septembre dernier a été l’occasion de reposer la question de mon engagement apostolique. Suivant un désir qui m’habite de longue date, je me suis investi donc, modestement, dans une aumônerie d’hôpital.

Comme souvent, les a priori sont nombreux. Cette fois-ci, il n’aura fallu qu’une seule demi-journée pour faire voler en éclat toutes mes projections. En effet, découvrant mon service, j’eus un véritable choc : dénuement des personnes, solitude extrême, ennui, manque de personnel soignant, atteintes à la dignité… Tel une casse automobile, cet hôpital gériatrique comme il en existe tant d’autres, accueille des personnes en fin de vie devenues, bien souvent, inutiles ou encombrantes ; elles sont stockées là jusqu’à ce que la mort veuille bien les emporter.

Mon inexpérience excusera ce regard dur et critique. Malheureusement, je le crois assez juste… Après la colère et la révolte, s’ouvrent devant moi de multiples questions. Les premières d’entre elles : que faire pour ces personnes en fin de vie ? comment les aider ? comment rendre leur vie moins sinistre et anxiogène ?

D’autres questions viennent interpeller notre modèle de société. Alors que dans beaucoup de cultures, l’ancien, c’est le sage et le respecté, chez nous, il est mis au banc de la société comme un impropre. A quoi aspirons-nous ? Pourquoi courrons-nous ?  Où allons-nous ? Ces questions en amènent d’autres… en définitive elles concernent les plus faibles et les plus pauvres envers qui nous avons une réelle responsabilité.

Alors que pour ces dernières questions il n’y a pas de réponse évidente, et en tout cas pas de solution à l’échelle individuelle, il en va tout autrement pour les premières : selon mon tuteur, la seule réponse c’est l’amour s’incarnant dans une relation. Je reconnais que de dire les choses ainsi peut paraître réchauffé mais, honnêtement, y a-t-il une autre réponse? Après six mois passés dans ce service, j’affirme qu’il n’y a que l’amour pour rendre sa dignité à l’Homme.

 

Monsieur M à 89 ans, est veuf, sans enfant et originaire d’Algérie. Après avoir vécu et travaillé en France comme pâtissier depuis les années cinquante, une mauvaise chute casse sa hanche. Il ne marchera plus jamais. Voilà une histoire parmi tant d’autres qui se retrouvent désormais ici. Lorsque j’ai rencontré monsieur M, j’ai été saisi devant son désarroi et sa solitude, repoussé aussi devant les misères de l’âge… pourtant, j’ai promis de revenir le vendredi suivant. Petit à petit, de visite en visite, nous nous sommes apprivoisés mutuellement. La relation qui s’est tissée à été pour lui le lieu pour exister encore. D’histoire en souvenir, de joie en tristesse, nous avons fait ensemble la traversée de son existence, donnant par là-même un sens à son expérience actuelle. Si au début, la parole était difficile, aujourd’hui, nous nous retrouvons avec joie. Bien entendu, son quotidien reste difficile et notre relation n’enlève en rien certaines souffrances qui marquent pour toujours, mais, je peux dire que monsieur M à accueilli en lui une certaine paix. Lui ne serait sans doute pas d’accord, mais je crois qu’il est prêt maintenant à faire le passage.

 

Malgré cette belle histoire, il me faut reconnaître la difficulté que représente cet apostolat. Difficile d’abord parce que, sans cesse, je suis confronté à mon impuissance face à la souffrance des personnes visitées. Je suis un peu comme Jean et Marie au pied de la croix, même si ma présence compte, je ne peux rien…

Difficile ensuite parce qu’il m’est impossible d’accorder à tous autant de temps et d’attention que je le fais avec monsieur M.

Difficile encore car cette demi-journée hebdomadaire mobilise tout mon être et de ce fait est épuisante. En effet, sans l’aide du Seigneur qui m’envoie répandre en son Nom l’amour, je manquerais de force et de courage. Aussi, le parcours qui sépare le portail d’entrée de la porte de mon service revêt la solennité d’une procession, un moment particulier pour prier. D’un pas lent, je me dirige vers ce lieu qui naturellement pousse à la fuite. Chaque pas devient alors un cri vers le Dieu Vivant, chaque respiration l’occasion d’accueillir l’Esprit Saint, Esprit d’Amour et de Consolation pour consoler ceux vers qui je suis envoyé.

 

Enfin, comment finir sans évoquer mon propre cheminement intérieur ? Avec le temps, ces expériences et rencontres me transforment, laborieusement certes, mais réellement. L’hôpital devient pour moi un autre lieu de l’apprentissage, comme le sont le couvent ou l’université. Ici on enseigne la patience, l’humilité et la compassion…

Je terminerai ces quelques lignes en rendant hommage à tous les bénévoles qui donnent de leur temps afin de rencontrer les personnes malades et souffrantes. Quant à nous, où que nous soyons, n’ayons de cesse de briser les glaces qui figent les relations avec tant de monde : paroissiens, SDFs, voisins de palier, parents. Nous sommes les dépositaires de l’Amour de Dieu pour le monde, il nous revient de le transmettre.

fr. Mathieu-Marie Trommer, o.p.

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Mon apostolat de frère étudiant : « L’art de l’accompagnement » dans le chemin catéchuménal – frère Jokūbas-Marija

L’accompagnement

« L’Église devra initier ses membres – prêtres, personnes consacrées et laïcs – à cet art de l’accompagnement, pour que tous apprennent toujours à ôter leurs sandales devant la terre sacrée de l’autre (cf. Ex 3, 5). Nous devons donner à notre chemin le rythme salutaire de la proximité, avec un regard respectueux et plein de compassion mais qui en même temps guérit, libère et encourage à mûrir dans la vie chrétienne. » (Joie de l’Évangile 169, Pape François)

C’est avec ses mots du Pape François que j’ai commencé mon apostolat comme accompagnateur des personnes dans leur chemin du catéchuménat. C’est un apostolat qui demande beaucoup : beaucoup de patience, beaucoup de bienveillance, beaucoup de finesse, beaucoup d’humilité. Ce sont des piliers sur lesquels, tout premièrement, chaque accompagnateur doit s’appuyer, non pas sur ses connaissances bibliques ou théologiques. Un homme qui vient à l’Église pour demander le Baptême cherche tout d’abord quelqu’un qui puisse l’accueillir, qui puisse marcher avec lui vers une rencontre plus intime et plus profonde avec le Christ. La relation entre celui qui accompagne et celui qui est accompagné n’est pas la relation d’un maître à d’un disciple, mais plutôt d’un frère aîné avec un frère qui apprend à marcher. C’est pour cela qu’il est essentiel de créer un climat de confiance et d’ouverture. La première chose que demandent les accompagnés, c’est que leurs accompagnateurs vivent eux-mêmes une véritable relation avec Dieu.

Cela fait toujours peur de commencer. Moi aussi, j’avais peur parce qu’un tel apostolat demande de porter une grande responsabilité. Même si j’ai déjà dit que les premiers piliers de l’accompagnement ne sont pas les connaissances de la Bible ou de théologie, il est évident que cela est nécessaire pour transmettre l’essentiel de la foi catholique, surtout parce que le parcours catéchuménal est fondé sur la lecture de la Parole de Dieu et la connaissance progressive de l’enseignement de l’Église. Étais-je prêt pour une telle aventure ? J’hésitais, mais ce qui est bien quand tu es un frère étudiant, c’est qu’il y a toujours quelqu’un qui décide pour toi… Mon père-maître m’a encouragé et j’ai accepté de rejoindre la fraternité catéchuménale. Aujourd’hui je puis dire qu’accompagner, être accompagnateur, ne se fait pas sans combat, sans peur, sans doute. Il faut pouvoir s’appuyer sur la prière, la foi et l’expérience des autres.

Le chemin catéchuménal

Quand on accueille pour la première fois quelqu’un qui commence son chemin vers le Baptême il faut toujours avoir dans l’esprit quelques éléments importants. Tout d’abord il faut créer un climat de confiance, il faut permettre à la personne de parler de sa démarche et de son désir, exprimer la joie de l’Église de l’accueillir, être attentif à sa situation concrète.

Avec le catéchumène on se voit une fois par mois. Chaque rencontre dure entre une et deux heures. Dans le chemin catéchuménal on insiste beaucoup sur le temps. Le temps est une donnée précieuse pour ceux qui sont accompagnés. Il est signe de la patience de Dieu envers ceux qui le cherchent et première expérience de leur fidélité. Le Cardinal Philippe Barbarin dans sa lettre « A l’attention des acteurs pastoraux du catéchuménat » (publiée en 2015) parle de l’importance du temps dans le parcours catéchuménal :

Le Catéchuménat est un véritable temps de maturation de la foi. Il n’est pas rare que les catéchumènes, mais aussi leurs accompagnateurs, veuillent raccourcir ce temps : les premiers ayant un fort désir de cette vie nouvelle avec le Christ, les seconds estimant, parfois trop rapidement, que le candidat est « prêt ». Or le rituel insiste : « le catéchuménat est un temps prolongé pendant lequel les candidats reçoivent de l’Église une formation adaptée de manière que leur conversion et leur foi parviennent à maturité, ce qui peut demander plusieurs années. »

Le catéchuménat est un chemin de conversion. C’est une conversion qui mène vers l’amitié personnelle avec Dieu qui change la vie. Le Pape Benoît XVI écrit que pour un adulte qui désire devenir chrétien, « il n’y a pas une décision ou une grande idée, mais la rencontre avec un événement, avec une Personne qui donne à la vie un nouvel horizon et par là son orientation décisive » (Deus caritas est, Pape Benoit XVI).

Nous voyons ici que les acteurs principaux de cette démarche sont Dieu et le catéchumène. Le rôle de l’accompagnateur est de représenter la communauté, de cheminer ensemble, de témoigner, d’encourager, de prier… Mais Dieu seul reste toujours celui qui fait grandir. Il est celui qui mène l’homme vers la maturité dans la foi. Le chemin de catéchuménat a pour but de retrouver une vraie liberté intérieure, de créer une unité de vie entre ce qu’on croit, ce qu’on est et ce qu’on vit, de grandir dans la vie de prière, de s’intégrer progressivement dans l’Église et dans la communauté.

Je suis heureux de participer à ce beau chemin et de voir les hommes et les femmes qui grandissent dans la foi, qui éprouvent un vrai désir de vivre avec Dieu. C’est aussi un lieu où je puis, moi aussi, grandir dans la foi, expérimenter l’amour de Dieu pour les hommes, m’interroger, moi-même, sur les fondements de ma vie avec Dieu. C’est un apostolat très enrichissant et j’espère continuer l’an prochain.

fr. Jokūbas-Marija Goštautas, o.p.

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Sessions Théodom 2017

Cet été, vous aimeriez approfondir votre foi, vous former, partager votre expérience et vos questions personnelles, faire des rencontres enrichissantes, dans un cadre propice à la méditation autant qu’à la détente, pour des vacances revigorantes à tous points de vue ?

Si vous avez entre 20 et 35 ans, les Dominicains vous proposent de vivre tout cela lors des sessions « Théodom » qui auront lieu en juillet (à la montagne) et en août (à la mer) pour la troisième année consécutive, dans l’élan des échos enthousiastes qu’a rencontrés cette formule subtilement dosée depuis 2015 !

Au programme, 5 jours pour découvrir la théologie au sens large (l’organisation interne de l’Église et ses enjeux, le sens de la liturgie et de ses mutations, les grands axes de l’exégèse biblique, la morale chrétienne et la philosophie, les tribulations de la vie spirituelle, etc.), des temps de prière et de service, mais aussi de détente et de partage, dans une ambiance à la fois profonde et ouverte typiquement dominicaine.

Que vous soyez catholique, pratiquant ou non, ou d’une autre confession… toute personne intéressée est la bienvenue et apportera son point de vue unique au groupe. Vous êtes attendu, n’hésitez pas !

          

Une journée type

  • 8h15 – Laudes (prière du matin) et messe
  • 9h30 – Exposé d’un frère ou d’une sœur sur un thème théologique
  • 11h00 – Cuisine, ménage…
  • 12h15 – Repas
  • 13h30 – Détente (promenade, temps libre…)
  • 16h30-18h – Ateliers (textes et discussions en petits groupes sur la présentation du matin)
  • 19h00 – Vêpres (prière du soir)
  • 19h30 – Apéro, repas

  

Témoignage

 « J’ai particulièrement apprécié le cadre très agréable de la semaine. La formation n’était pas incompatible avec le repos et cela correspondait à ce que je recherchais pour ces vacances d’été. Les frères nous ont donné une vision d’ensemble qui m’a permis d’approfondir par moi-même au cours des mois suivants les thèmes qui m’intéressent. Ce fut aussi l’occasion de rencontrer des personnes dont le parcours et le témoignage de foi m’ont marqué. » Pierre-Yves, Chalais, 2016.

   

EN BREF

Quoi : des temps d’enseignement, de prière, de partage, de détente (baignade/randonnée) avec une équipe de frères et sœurs dominicains.
Pour : les jeunes de 20 à 35 ans. Babysitting assuré pour les familles.

Quand :

  • Du 24 au 30 juillet au monastère des moniales dominicaines de Chalais à Voreppe (Isère) ;
  • Ou du 13 au 19 août au hameau de Kergallic à Belle-Île-en-Mer (Morbihan).

Participation : 220 € (étudiants : 180 €)

Contact : theodomop@gmail.com

Plus d’infos sur : http://theodom.op.org

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« Cette année à Jérusalem… »

Après un an d’études à Fribourg et un Master de théologie en poche, j’ai été envoyé au couvent Saint-Etienne de Jérusalem pour deux ans d’étude à l’Université hébraïque de Jérusalem, sur le Mont Scopus (Ecole Rothberg pour les étudiants étrangers). Me voici donc lancé dans un autre master de deux ans pour étudier la Bible et l’Orient ancien dans le pays même où tout a commencé. Un commencement pour moi aussi, une montée vers la Ville sainte.

La Rothberg International School for Overseas Students

Au programme : 10h d’hébreu moderne par semaine, 15h de cours de Bible, d’archéologie, d’histoire de l’Orient ancien, d’exégèse juive médiévale. Des cours passionnants et d’excellent niveau, en anglais, dans un milieu international, avec beaucoup d’étudiants chrétiens venus des quatre coins du monde, quelques étudiants juifs. L’Université hébraïque est l’une de ces oasis de paix au milieu d’un pays divisé, une division qui est là en permanence. Des fenêtres de l’Université, je contemple le désert de Judée -avec par temps clair la Mer morte au loin-, les villages arabes et leurs mosquées au minaret doré, mais comment ne pas voir aussi le mur de séparation ou « barrière de sécurité » qui écorche le tissu urbain, comme une saignée, et qui n’est que l’image de ce mur plus intérieur, ce « mur de la haine » qui sépare ces deux peuples.

Jérusalem, vue depuis l’Université hébraïque

Ici, chacun vit dans « sa bulle », dans son cercle. Le couvent est l’une de ces bulles chrétiennes internationales mais les bulles sont innombrables et, même dans le monde juif, elles sont si nombreuses. Alors, que faire ? rester dans sa bulle, pourquoi pas… ? Il semble plus aisé de rester là où on a été mis, posé, et d’attendre. La tentation est grande car, dans ce pays, on peut s’épuiser : ici, il n’y a pas de vis-à-vis unique. En 5 minutes, je peux rencontrer un Juif ultraorthodoxe, un Arabe musulman, un Juif complètement athée et sécularisé, un Arabe chrétien, un Arménien ou encore un touriste qui se révèle être un pèlerin. Peur de la rencontre ?

Je ne pense pas avoir été envoyé pour rester enfermé : bien sûr, il y a les études mais j’ai besoin de voir ces gens au milieu desquels je vis pour étudier. Que serait pour moi la Parole de Dieu que j’étudie si ma propre parole ne circulait pas au-devant de mon prochain, de tous mes prochains, ne se faisait pas pont dans ce monde de murs ? Alors, je sors, j’essaie d’aller à la rencontre des Juifs, en fréquentant parfois leur synagogue et en suivant les fêtes juives qui se succèdent dans un rythme millénaire ; je vis dans un quartier arabe et je me rends chaque samedi au Collège des frères, un établissement tenu par les Frères des Ecoles chrétiennes en Vieille ville. J’ai aussi trouvé avec joie un groupe Scouts et Guides de France dont je suis l’accompagnateur spirituel. J’ai également lié amitié avec un moine arménien qui m’invite à la messe qu’il préside et me fait découvrir les recoins de son quartier où se mêlent foi et traditions diverses.

La Ville est étourdissante, la situation de sécurité est parfois lourde, mais se joue dans ce bazar oriental coloré et hanté de costumes étranges –dont je fais partie- une expérience en miniature d’une mondialisation qui a bien du mal à trouver son principe d’unité. Chacun prie le Dieu unique ici mais la multiplicité des confessions pose question et émerveille.

Le couvent et sa communauté dominicaine sont un lieu fraternel, de prière, d’échanges intellectuels et joyeux, un lieu de ressourcement d’où la Parole peut surgir. Le caractère international de la communauté (une dizaine de nationalités), ses positionnements variés et tout aussi colorés (?), en font un microcosme de cette réalité hiérosolymitaine. L’arrivée de jeunes frères a redonné une nouvelle dynamique qui vise à continuer le projet du Père Lagrange avec les moyens actuels (Bible en ses Traditions). Je fais partie de la commission communication et nous avons travaillé cette année à la refonte du site internet, à la conception de nouvelles plaquettes et d’un nouveau bulletin de liaison. L’Ecole biblique propose des cours, des conférences, publie, garde la mémoire du pays grâce à son incroyable photothèque, ouvre sa bibliothèque aux chercheurs et c’est donc tout un monde de recherche et de savoir qui vient à nous simplement parce qu’il y a à Jérusalem cette ambiance toute différente. Parmi les étudiants, prêtres de la Grégorienne, étudiants de l’EPHE, volontaires doctorants, …

Fr. Olivier Catel en grande dalmatique pour la fête de la St-Etienne

Ce lieu est-il différent de tous les lieux ? Je ne sais pas trop mais, en tout cas, il n’y a pas de doute qu’ici je suis différent : bonheur de la découverte, vie orientale, en présence d’un judaïsme multiple et en mutation, d’un christianisme né sur cette terre, d’un Islam profondément ancré. Durant la fête de la Pâque, pendant des siècles, les Juifs ont prié pour être « l’année prochaine à Jérusalem » : comment ne pas rendre grâces de vivre dans ce présent, aujourd’hui, à Jérusalem !

fr. Olivier Catel, o.p.

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Prêcheurs de retraites de Carême

Prêcher des retraites et autres récollections fait partie de notre mission de prédication. C’est donc toujours un événement de se lancer. Pendant le carême de cette année, au deux frères du studentat se sont lancés : le frère Grégoire Laurent-Huyghues-Beaufond à Saint-Hugues-du-Biviers dans les Alpes et le frère Emmanuel Dumont à Villebon en Essonne.

 

A Villebon, le fr. Emmanuel prêchait une retraite organisée par la zone pastorale de Gif-sur-Yvette. La retraite était à deux voix, avec le fr. Adama Tapsoba, de la vice province Saint-Augustin, assigné aussi au couvent d’Evry. Avec l’équipe d’animation pastorale, nous avons mis au point un parcours spirituel sur le thème du pardon :

  1. Pardonner et voir le mal en face ;
  2. Le pardon comme don de Dieu ;
  3. Quelques figures du pardon dans l’Ancien et le Nouveau Testament.

« Dans la suite des cours du fr. Lefebvre à Fribourg, j’ai essayé de transmettre la richesse des petites personnes bibliques (Esaü, Joseph, Saül, Absalom) et la complexité de ces situations de pardon, » explique fr. Emmanuel. Le public a apprécié, y compris le film ‘Pardonnez-moi’ de Maïwenn, un peu « trash » par moments.

À Saint-Hugues, le fr. Grégoire : en terre jésuite, certes, mais avec un groupe œcuménique d’une dizaine de personnes réunies sous le patronage du père Lataste, fondateur des dominicaines de Béthanie : un charisme d’accueil inconditionnel et de discrétion absolue. Hospitalité et silence sont de mise, pour permette à des bouts de vie de se raconter et à la Parole de Dieu de s’y déployer un peu plus. Les rencontres étaient pensées comme une introduction à la lectio divina, individuelle puis commune. L’enjeu est double, comme apprenti-prédicateur : se faire hospitalier à ce qui se dit et se vit déjà de l’Évangile chez ceux à qui l’on est envoyé  et tâcher de pas trop prendre de place pour laisser la Parole passer devant. On en revient avec de grandes joies et quelques questions, avec, surtout, le désir de poursuivre notre commune écoute des Écritures.

fr. Emmanuel Dumont, o.p. et fr. Grégoire Laurent-Huyghues-Beaufond, o.p.

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Mon apostolat de frère étudiant : Le « Rosaire Vivant » ou la grâce d’être chrétien – fr. Cyprien-Marie

Lors d’un Chemin de Croix médité pour les malades à Lourdes pendant le pèlerinage du Rosaire 2016, j’ai reçu de la part d’une des responsables du groupe « Le Rosaire Vivant » une demande d’accompagnement. Ce groupe est un groupe de prière fondé jadis par la Vénérable Pauline-Marie Jaricot (1799-1862) en 1825. Son idée était de rassembler les fidèles autour du Chapelet en méditant un mystère de l’Evangile. Chaque personne du groupe médite un des mystères du rosaire, ainsi le rosaire tout entier sera dit par le groupe. Dix ans plus tard (en 1836), le Rosaire Vivant comptera plus d’un million d’associés.

Cette évangélisation par la prière n’était pas la seule œuvre de Pauline-Marie Jaricot, puisqu’elle a fondé en 1819 les groupes de « la propagation de la foi » au milieu des ouvrières et des ouvriers de la ville de Lyon. Elle avait aussi une bonne relation avec le curé d’Ars qui disait à propos de Pauline-Marie : « Je connais quelqu’un qui a beaucoup de croix et de très lourdes responsabilités et qui les porte avec un grand amour : c’est mademoiselle Jaricot. »

Le père jésuite Henri Ramière (1821-1884) disait à propos du Rosaire Vivant : « 15 charbons, un seul est allumé, deux ou trois le sont à peine, rapprochez-les, c’est le brasier ! »

Après une discussion avec mon père-maître qui a accepté cette initiative, j’ai commencé l’accompagnement de ce groupe de prière. Une fois par mois je vais à la maison où les membres du groupe se réunissent pour la prière, à Lyon. La responsable, Laurence, avec son mari Gaëtan, m’ont proposé de dîner avec eux chaque fois avant la prière pour qu’à travers ce moment de partage, je puisse connaître les autres membres qui seront aussi invités au dîner.

Vers 19h45, nous commençons à dîner en discutant de divers sujets. Vers 20h30 après la venue des autres membres, nous commençons notre réunion. Ecouter les intentions de prière de chacun et aussi les actions de grâce, prier pour l’autre et rendre grâce à Dieu pour ses bienfaits envers nous, aide nos cœurs à croître dans l’amour de Dieu. Prier pour l’autre qui souffre est un acte de charité qui brise en nous la glace de l’égoïsme ; rendre grâce à Dieu pour ses bienfaits est un acte d’amour et de gratitude pour celui qui nous a aimés jusqu’à la mort, et la mort de la Croix.

Ensuite, nous prions ensemble un mystère du Rosaire choisi généralement par les membres du groupe, avec les intentions de prière, en offrant notre réunion à Dieu.  Je peux dire que Dieu a exaucé nos prières.  Il a fait revenir des membres qui avaient quitté ce groupe. A la première réunion en novembre 2016, j’avais six membres seulement ; à la dernière réunion ils étaient presque une vingtaine de personnes. Laurence disait au début de la dernière réunion : « Je veux rendre grâce à Dieu et à vous frère qui avez accepté de reprendre le groupe, qui a pu continuer et se développer. »

Normalement, je dois accompagner ce groupe pendant deux ans, cette année et l’année prochaine, les deux ans de ma présence à Lyon en raison des études. J’ai voulu donc que cette année soit une année d’introduction à la spiritualité, notamment avec les trois âges de la vie intérieure selon saint Jean de la Croix et sainte Thérèse d’Avila. En effet, j’apprécie l’enseignement de ces saints qui m’ont beaucoup inspiré. Le père dominicain Réginald Garrigou-Lagrange, lui aussi, était inspiré par ces saints, c’est pour cela je m’appuie beaucoup sur ce que j’ai lu dans son œuvre, « Les trois âges de la vie intérieure. » Après avoir prié le mystère du chapelet, on lit ensemble une petite lecture biblique grâce à laquelle je conduis les frères et les sœurs vers une méditation qui n’a pas le style d’une prédication mais celui d’un enseignement : à la fois simple, direct et pédagogique. Malgré mes nombreuses fautes de français, je peux dire que ce que j’enseignais a été apprécié par les membres du Rosaire Vivant. Comme un « poussin » dominicain, j’essaie de diffuser « l’intelligence de la foi », cette intelligence qui n’est pas seulement intellectuelle mais aussi et surtout spirituelle.

L’intelligence de la foi passe d’abord et avant tout par une relation personnelle avec Dieu, sans laquelle la foi chrétienne devient un pur intellectualisme, ou un sentimentalisme stérile. Avoir conscience de cette grâce, de cette puissance et de ce don d’être chrétien est le centre de ma prédication au sein du groupe du Rosaire Vivant : « Dieu, auteur de la grâce, se sert de l’humanité du Sauveur pour nous la communiquer comme un grand artiste se sert d’un instrument pour nous transmettre sa pensée musicale, ou comme un grand penseur se sert de son style à lui, de sa langue plus ou moins riche, pour s’exprimer. » (R. Garrigou-Lagrange, o.p., in Les trois âges de la vie intérieure.)

A la fin de notre réunion nous récitons la prière pour la béatification de la vénérable Pauline-Marie Jaricot.

Je suis reconnaissant envers les membres de ce groupe qui m’ont aidé dans cette belle aventure qui me prépare à être un prêcheur sur les pas de saint Dominique.

fr. Cyprien-Marie El Euchi, o.p

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Des vacances… studieuses !

Il ne faut pas en croire toutes les photos de Tabella.fr ou du groupe Facebook des frères étudiants : nous ne passons pas la majeure partie de notre vie à gambader à travers l’Europe ou à trinquer dans La Cave des Dominicains. Non, sauf exception, nous la partageons entre le Couvent et la Catho, dans ce mouvement régulier de va-et-vient entre l’intériorité silencieuse (presque intemporelle) de la clôture et l’agitation exaltante (bourdonnante ?) du monde, écartèlement si caractéristique de notre vie dominicaine : les frères étudiants, nous aussi, participons à ce battement de cœur régulier, cet imperturbable mouvement de balancier, qui rythme la vie du couvent.

A la suite des denses et fraternelles célébrations de Noël, nous avons tout de même profité des vacances universitaires pour passer une semaine en famille, retrouver les nôtres (premier retour chez les siens après un an et demi pour les nouveaux frères profès), se reposer un peu, et revenir d’aplomb pour la nouvelle année !

      

De l’énergie il en fallait pour ce début d’année : dès la première semaine de janvier, les frères étudiants de Fribourg (frs. Charles, Jacques-Benoît et Grégoire), fr. Emmanuel (en formation au couvent d’Evry) et fr. Pierre-André (en stage diaconal au couvent de Lund en Suède) nous ont rejoints à Lyon pour une session de formation sur le discernement spirituel ! Voilà une discipline pastorale que l’on ne nous enseigne pas à la fac. Ainsi, durant trois jours, nous avons parcouru avec fr. Patrick-Dominique Linck une histoire de l’accompagnement spirituel chez les premiers Pères du désert (à travers leurs célèbres apophtegmes). Puis, guidés par Isabelle Bochet, nous avons étudié quelques textes choisis de Saint Augustin, découvrant la finesse d’analyse et la passion de cet évêque qui écourtait ses nuits pour répondre par un long traité à la courte lettre d’un (insolent et inconnu) étudiant de philosophie… Enfin, fr. Patrick-Dominique a relu sa longue expérience d’accompagnant et d’accompagné pour en extraire quelques points essentiels de réflexion et d’attention qui pourraient bien nous être utiles à l’avenir !

Cette réunion des frères étudiants de toute la province fut aussi un beau moment fraternel et l’occasion de faire le point sur nos apostolats partagés, et sur quelques nouveaux projets à saisir et faire naître ! Les idées ont foisonné. Et les étés s’annoncent bien chargés : des pèlerinages prometteurs s’organisent avec les étudiants des quatre coins de la province (Pas de spoiler…), un camp d’été en Lituanie, des (désormais traditionnelles) sessions ThéoDom, etc. Quelques brainstormings, aussi, ont sollicité nos synapses : Comment fédérer ou communiquer entre les multiples apostolats auprès des jeunes, qui jaillissent dans nos couvents partout en France ? Comment y intégrer les jeunes des vicariats de la province (pays baltes, pays scandinaves, en particulier) ? Comment répondre à l’attente des jeunes d’une formation théologique à la fois exigeante et attrayante ? Et comme un peu de concret finit par sortir de nos réunions (si-si), nous vous promettons d’ailleurs à ce sujet une petite surprise pour la Pentecôte 2017. Tenez-vous prêts et ouvrez l’œil !

Bref, cette session de formation à peine terminée, les frères étudiants de Lyon ont débuté avec joie et enthousiasme leur semaine d’examens à la Catho (Pas trop de pleurs ni de grincements de dents à reporter, so far… so good). Et au même moment, l’hôtellerie du couvent ne désemplissait pas : le couvent accueillait durant deux petits jours les sept frères novices (!!) et leur père-maître qui commencent leur long périple sur les pas de Saint Dominique, vers Fanjeaux, Prouilhe et Toulouse. (Ci-dessous, quelques souvenirs de l’épopée des novices de l’année dernière…) Quelle vie au couvent ! Ce sont les deux semaines de l’années où il manque des stalles à la chapelle !

La semaine d’examens achevée et le couvent retrouvant un brin de calme et son rythme de croisière, enfin, nous respirons un peu… avant la reprise des cours du deuxième semestre ! Courage, nous dit-on : plus que 6.5 ans d’études !

Mais il faut se rendre à l’évidence, nous ne pouvons pas tenir en place une semaine. Alors, pendant la semaine d’inter-semestre (traduisons : de vacances universitaires), nous faisons notre première expérience de prédication filmée ! Si vous voulez vous amuser un peu, goûter à nos maladresses de débutants, faîtes découvrir l’étonnant Théobule à vos cousins, filleuls, neveux, frères ou sœurs (6-11 ans)… Des têtes connues devraient apparaître pour le prochain Carême et au cours du Printemps 2017 !

Bref, voilà le résumé d’un mois bien rempli de la vie des frères étudiants de Lyon ! Achevons cette brève en vous souhaitant une joyeuse et sainte année 2017 : « Que le Dieu de l’espérance vous remplisse de toute joie et de paix dans la foi, afin que vous débordiez d’espérance par la puissance de l’Esprit Saint. » (Rm 15, 13)

  

fr. Matthieu Palayret, o.p.

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Une rentrée bien chargée !

Chez les dominicains, ‘septembre’ rime avec ‘professions’. Cette année, nous sommes trois à avoir fait notre première profession religieuse dans l’Ordre des Prêcheurs. Il s’agit du frère Matthieu, du frère Cyprien-Marie et de moi-même.

Professions simples Professions simples Professions simples Professions simples

Aussitôt engagés, aussitôt embarqués… Moins de 24 heures après avoir fait vœu d’obéissance, nous faisions route, sous le regard attentif de notre nouveau père-maître, vers Lyon où nous sommes désormais assignés pour y entamer notre premier cycle d’étude.

Aussitôt installés, aussitôt rentrés… S’il demeurait encore des questionnements quant à notre nouvelle vie, le premier cours de théologie à la Catho lançait sur les chapeaux de roues notre année universitaire et notre vie de frères étudiants.

Messe de rentrée du St-Nom-de-Jésus Nouveaux frères étudiants Venia d'un frère dominicain Frères dominicains

Les frères, justement, parlons-en !!! Ceux du couvent du St-Nom-de-Jésus nous ont reçus avec beaucoup de bienveillance. Très vite, nous nous sommes sentis chez nous. A ma grande surprise, ce couvent, beau et agréable à vivre, bénéficie d’une atmosphère assez silencieuse malgré sa position en centre-ville (si tant est que les enfants de l’école primaire attenante ne soient pas en récréation !!).

Début octobre, le traditionnel pélé du Rosaire nous a ensuite donné l’occasion de retrouver les frères à Lourdes, nous associant ainsi à cette mission communautaire de première importance. Surtout, ce fut pour moi l’occasion de prendre d’avantage la mesure du dévouement et de l’attachement de tous à ces quelques jours passés chaque année auprès de la Mère de notre Seigneur.

Début novembre, les journées interprovinciales des frères en formations nous ont rassemblés au couvent de La Tourette autour du thème de la Miséricorde. Au total, nous étions une trentaine de frères venus de Suisse, de Belgique et de France. Avec tout ce petit monde le couvent retrouva pour quelques jours sa vocation initiale de Studium (couvent d’étude), rendant ainsi, soudainement, vie et sens à ce bâtiment. Moi qui ne suis pas un grand amoureux de l’architecture de ce couvent, il me faut bien reconnaître avoir apprécié ces lieux de manière nouvelle lors de cette session.

Session interprovinciale des studentats Session interprovinciale des studentats Session interprovinciale des studentats  Session interprovinciale des studentats

Je ne peux pas finir sans évoquer les premières soirées de ‘La Cave’… Comme vous le savez sans doute, nous bénéficions depuis quelques semaines d’un nouvel outil apostolique, à savoir le bar associatif baptisé la cave des Dominicains. Inauguré depuis un mois, il gagne petit à petit sa vitesse de croisière. Pour nous, frères étudiants, il s’agit avant tout d’assurer une disponibilité bienveillante auprès des jeunes qui prennent possession des lieux. L’enjeu étant que les adhérents fassent vivre eux-mêmes la cave afin qu’elle devienne opportunité de retrouvailles, de rencontres et de dialogues, mais aussi d’évangélisation. A côté de cela, notre belle tireuse à pression nous initie aux délicatesses de certains breuvages subtilement parfumés, unifiant joyeusement convivialité et plaisir sous le patronage de Pier-Giorgio Frassati.

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Comme vous le voyez, nous n’avons nullement le temps de nous ennuyer, d’autant plus que je n’ai pas évoqué ici nos apostolats personnels ! Ce sujet fera sans doute l’objet d’une prochaine publication.

En attendant, nous nous confions à vos prières, et vous disons à bientôt pour de nouvelles aventures !

Fr. Mathieu-Marie Trommer, o.p.

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La Cave des Dominicains

Si vous êtes de fidèles lecteurs de la page Facebook des frères étudiants, peut-être avez-vous déjà eu des échos de l’ouverture d’une « Cave » au couvent du St Nom de Jésus (Lyon), projet porté en grande partie par les frères étudiants ? Qu’en est-il exactement ? Un projet apostolique ou bien simplement l’aménagement d’un lieu pour conserver le vieux vin des frères, comme le pensait Mgr Gobillard (nouvel auxiliaire du diocèse de Lyon) quelques heures avant sa venue pour l’inauguration ?

La Cave des Dominicains La Cave des Dominicains

Laissons tout d’abord le fr. Philippe VERDIN (prieur du couvent) nous raconter la genèse de ce projet :

« Il y a quelques mois, à l’initiative de deux frères étudiants, un petit groupe dans l’esprit dominicain se forma pour les JMJ de cet été en Pologne. Les réseaux fonctionnant à plein, au gré des amitiés, le petit groupe rassembla plus de cent jeunes. Ceux qui ne se retrouvent pas complètement dans le style charismatique ou très marqué des grosses institutions lyonnaises, les outsiders qui aiment bien prendre des initiatives rallièrent les dom’s, ou les dodos. Parmi eux, beaucoup de chefs et cheftaines des SUF et des Europe. Un week-end à la Sainte-Baume acheva de souder la fine équipe. C’est alors que le fr. Jean-Baptiste RENDU vint trouver le prieur de son couvent. Il lui demanda s’il était possible d’envisager l’après-JMJ, avec un projet alternatif, léger, fondé sur l’amitié et la rencontre, où le Christ serait l’invité permanent avec la joie et la complicité, genre Cana ou Emmaüs. Le couvent proposa des locaux scouts qu’il faudrait réaménager. Les scouts de France de la paroisse acceptèrent très gentiment de se pousser un peu et on sollicita Hubert RENDU et Victor PERROT (2 jeunes agenceurs) pour concevoir les nouveaux espaces. Les heures en Pologne et à Cracovie furent inoubliables. Au couvent des frères à Cracovie, le groupe des dominicains découvrit la radieuse figure de Pier-Giorgio Frassati, laïc dominicain et choisirent son patronage. On hésita sur le nom : cave des dom’s, cave du 93, cave Pier Giorgio, le Giorgio… Ce fut finalement la Cave des Dominicains, sous le patronage de Pier-Giogio Frassati. »

Début août commencèrent les travaux et l’inauguration et bénédiction de la Cave eut lieu le 14 octobre dernier avec la présence des entreprises, des responsables de la pastorale des jeunes du diocèse, d’amis du couvent, des frères de la communauté et de nombreux jeunes lyonnais venant de différentes horizons (groupe JMJ, la Catho, etc). Depuis « La Cave des Dominicains » est ouverte tous les vendredis soir (20h-23h30), hors vacances scolaires. Fort de l’expérience de la « Cave du 222 », cette cave se veut être un lieu de formation, de débats et de rencontres informels où l’on ose parler de tout, y compris de foi. Le tout autour d’un verre. Chaque soirée se termine par l’office des Complies et la prédication d’un frère sur l’évangile dominical.

L’esprit de la « Cave » en 5 points :

  1. — La Cave des Dominicains est un lieu de rencontre et d’amitié.
  2. — La Cave des Dominicains est ouverte à tous, sans distinction de foi ni de confession.
  3. — La Cave est animée par l’esprit de service. Chaque soirée une équipe de caverniers s’active pour accueillir et servir.
  4. — La Cave cultive l’ouverture d’esprit. On y débat de tout, on s’y écoute dans le respect, avec curiosité et intelligence.
  5. — Les clés de la Cave sont la foi, l’espérance et la charité.

La Cave des Dominicains La Cave des Dominicains La Cave des Dominicains La Cave des Dominicains

Une bonne partie des travaux a été financée par les fonds propres du couvent du St Nom de Jésus et de la Province Dominicaine de France. Cependant il reste 20 000 euros à financer. Pour cela nous avons lancé une campagne de recherche de fonds avec la plateforme de finance participative Credofunding (https://www.credofunding.fr/fr). Si vous souhaitez nous aider : https://www.credofunding.fr/fr/cave-des-dominicains. D’avance merci de votre GENEROSITE.

Pour suivre l’actualité de la « Cave des Dominicains » :   logo-facebook   logo-twitter

Fr. Jean Baptiste RENDU o.p.

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