Une rentrée bien chargée !

Chez les dominicains, ‘septembre’ rime avec ‘professions’. Cette année, nous sommes trois à avoir fait notre première profession religieuse dans l’Ordre des Prêcheurs. Il s’agit du frère Matthieu, du frère Cyprien-Marie et de moi-même.

Professions simples Professions simples Professions simples Professions simples

Aussitôt engagés, aussitôt embarqués… Moins de 24 heures après avoir fait vœu d’obéissance, nous faisions route, sous le regard attentif de notre nouveau père-maître, vers Lyon où nous sommes désormais assignés pour y entamer notre premier cycle d’étude.

Aussitôt installés, aussitôt rentrés… S’il demeurait encore des questionnements quant à notre nouvelle vie, le premier cours de théologie à la Catho lançait sur les chapeaux de roues notre année universitaire et notre vie de frères étudiants.

Messe de rentrée du St-Nom-de-Jésus Nouveaux frères étudiants Venia d'un frère dominicain Frères dominicains

Les frères, justement, parlons-en !!! Ceux du couvent du St-Nom-de-Jésus nous ont reçus avec beaucoup de bienveillance. Très vite, nous nous sommes sentis chez nous. A ma grande surprise, ce couvent, beau et agréable à vivre, bénéficie d’une atmosphère assez silencieuse malgré sa position en centre-ville (si tant est que les enfants de l’école primaire attenante ne soient pas en récréation !!).

Début octobre, le traditionnel pélé du Rosaire nous a ensuite donné l’occasion de retrouver les frères à Lourdes, nous associant ainsi à cette mission communautaire de première importance. Surtout, ce fut pour moi l’occasion de prendre d’avantage la mesure du dévouement et de l’attachement de tous à ces quelques jours passés chaque année auprès de la Mère de notre Seigneur.

Début novembre, les journées interprovinciales des frères en formations nous ont rassemblés au couvent de La Tourette autour du thème de la Miséricorde. Au total, nous étions une trentaine de frères venus de Suisse, de Belgique et de France. Avec tout ce petit monde le couvent retrouva pour quelques jours sa vocation initiale de Studium (couvent d’étude), rendant ainsi, soudainement, vie et sens à ce bâtiment. Moi qui ne suis pas un grand amoureux de l’architecture de ce couvent, il me faut bien reconnaître avoir apprécié ces lieux de manière nouvelle lors de cette session.

Session interprovinciale des studentats Session interprovinciale des studentats Session interprovinciale des studentats  Session interprovinciale des studentats

Je ne peux pas finir sans évoquer les premières soirées de ‘La Cave’… Comme vous le savez sans doute, nous bénéficions depuis quelques semaines d’un nouvel outil apostolique, à savoir le bar associatif baptisé la cave des Dominicains. Inauguré depuis un mois, il gagne petit à petit sa vitesse de croisière. Pour nous, frères étudiants, il s’agit avant tout d’assurer une disponibilité bienveillante auprès des jeunes qui prennent possession des lieux. L’enjeu étant que les adhérents fassent vivre eux-mêmes la cave afin qu’elle devienne opportunité de retrouvailles, de rencontres et de dialogues, mais aussi d’évangélisation. A côté de cela, notre belle tireuse à pression nous initie aux délicatesses de certains breuvages subtilement parfumés, unifiant joyeusement convivialité et plaisir sous le patronage de Pier-Giorgio Frassati.

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Comme vous le voyez, nous n’avons nullement le temps de nous ennuyer, d’autant plus que je n’ai pas évoqué ici nos apostolats personnels ! Ce sujet fera sans doute l’objet d’une prochaine publication.

En attendant, nous nous confions à vos prières, et vous disons à bientôt pour de nouvelles aventures !

Fr. Mathieu-Marie Trommer, o.p.

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La Cave des Dominicains

Si vous êtes de fidèles lecteurs de la page Facebook des frères étudiants, peut-être avez-vous déjà eu des échos de l’ouverture d’une « Cave » au couvent du St Nom de Jésus (Lyon), projet porté en grande partie par les frères étudiants ? Qu’en est-il exactement ? Un projet apostolique ou bien simplement l’aménagement d’un lieu pour conserver le vieux vin des frères, comme le pensait Mgr Gobillard (nouvel auxiliaire du diocèse de Lyon) quelques heures avant sa venue pour l’inauguration ?

La Cave des Dominicains La Cave des Dominicains

Laissons tout d’abord le fr. Philippe VERDIN (prieur du couvent) nous raconter la genèse de ce projet :

« Il y a quelques mois, à l’initiative de deux frères étudiants, un petit groupe dans l’esprit dominicain se forma pour les JMJ de cet été en Pologne. Les réseaux fonctionnant à plein, au gré des amitiés, le petit groupe rassembla plus de cent jeunes. Ceux qui ne se retrouvent pas complètement dans le style charismatique ou très marqué des grosses institutions lyonnaises, les outsiders qui aiment bien prendre des initiatives rallièrent les dom’s, ou les dodos. Parmi eux, beaucoup de chefs et cheftaines des SUF et des Europe. Un week-end à la Sainte-Baume acheva de souder la fine équipe. C’est alors que le fr. Jean-Baptiste RENDU vint trouver le prieur de son couvent. Il lui demanda s’il était possible d’envisager l’après-JMJ, avec un projet alternatif, léger, fondé sur l’amitié et la rencontre, où le Christ serait l’invité permanent avec la joie et la complicité, genre Cana ou Emmaüs. Le couvent proposa des locaux scouts qu’il faudrait réaménager. Les scouts de France de la paroisse acceptèrent très gentiment de se pousser un peu et on sollicita Hubert RENDU et Victor PERROT (2 jeunes agenceurs) pour concevoir les nouveaux espaces. Les heures en Pologne et à Cracovie furent inoubliables. Au couvent des frères à Cracovie, le groupe des dominicains découvrit la radieuse figure de Pier-Giorgio Frassati, laïc dominicain et choisirent son patronage. On hésita sur le nom : cave des dom’s, cave du 93, cave Pier Giorgio, le Giorgio… Ce fut finalement la Cave des Dominicains, sous le patronage de Pier-Giogio Frassati. »

Début août commencèrent les travaux et l’inauguration et bénédiction de la Cave eut lieu le 14 octobre dernier avec la présence des entreprises, des responsables de la pastorale des jeunes du diocèse, d’amis du couvent, des frères de la communauté et de nombreux jeunes lyonnais venant de différentes horizons (groupe JMJ, la Catho, etc). Depuis « La Cave des Dominicains » est ouverte tous les vendredis soir (20h-23h30), hors vacances scolaires. Fort de l’expérience de la « Cave du 222 », cette cave se veut être un lieu de formation, de débats et de rencontres informels où l’on ose parler de tout, y compris de foi. Le tout autour d’un verre. Chaque soirée se termine par l’office des Complies et la prédication d’un frère sur l’évangile dominical.

L’esprit de la « Cave » en 5 points :

  1. — La Cave des Dominicains est un lieu de rencontre et d’amitié.
  2. — La Cave des Dominicains est ouverte à tous, sans distinction de foi ni de confession.
  3. — La Cave est animée par l’esprit de service. Chaque soirée une équipe de caverniers s’active pour accueillir et servir.
  4. — La Cave cultive l’ouverture d’esprit. On y débat de tout, on s’y écoute dans le respect, avec curiosité et intelligence.
  5. — Les clés de la Cave sont la foi, l’espérance et la charité.

La Cave des Dominicains La Cave des Dominicains La Cave des Dominicains La Cave des Dominicains

Une bonne partie des travaux a été financée par les fonds propres du couvent du St Nom de Jésus et de la Province Dominicaine de France. Cependant il reste 20 000 euros à financer. Pour cela nous avons lancé une campagne de recherche de fonds avec la plateforme de finance participative Credofunding (https://www.credofunding.fr/fr). Si vous souhaitez nous aider : https://www.credofunding.fr/fr/cave-des-dominicains. D’avance merci de votre GENEROSITE.

Pour suivre l’actualité de la « Cave des Dominicains » :   logo-facebook   logo-twitter

Fr. Jean Baptiste RENDU o.p.

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Retour d’apostolat d’été – Avignon 2016

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Pour la onzième année consécutive, la présence dominicaine s’invite à Avignon durant le festival. Nous étions quatre cet été, par tandem de deux ou trois frères : les frères Thierry Hubert, Rémy Vallejo, Nicolas Burle et moi-même.

Parallèlement à d’autres missions d’évangélisation présente pendant le festival (Présence chrétienne, Aïn-Karem, etc.), nous sommes spécialement tournés vers les professionnels, qu’ils soient comédiens, metteurs en scène, directeurs de théâtre, journalistes, chargés de com’, etc.

Aujourd’hui, nos deux principales actions sont l’animation des rencontres Foi & Culture et la tenue quotidienne d’un blog en ligne, Vue d’Avignon – billets des dominos, pour l’hebdomadaire La Vie.

Fondé en 1966, Foi & Culture, la plus vieille association partenaire du festival, offre tous les mardi et samedi l’occasion d’une rencontre d’un autre type de ce qui s’entend habituellement : en collaboration avec le frère Samuel Rouvillois, de la communauté Saint-Jean, nous vivons avec un comédien, ou un metteur en scène, un temps d’échange très libre, souvent profond, personnel et spirituel, qui pose un autre regard sur leur pièce. Nous proposons parallèlement un colloque sur la thématique générale du festival. Cette année, le frère Adrien Candiard est intervenu sur Tragédie humaine et Espérance biblique, et Olivier Py, directeur du festival, se livra aussi à l’exercice quelques jours plus tard.

Pour la cinquième année consécutive, nous animons un blog sur lavie.fr ce qui nous donne chaque jour de revenir sur une ou deux pièces, du in ou du off. Notre carte de presse nous offre l’occasion de rencontrer les envoyés des principaux journaux nationaux et de collaborer avec le quotidien du festival, I/O Gazette. Nous enregistrons également deux fois par semaine de petites « capsules culturelles » pour RCF-Vaucluse.

Entre deux pièces à découvrir, des rencontres informelles avec les festivaliers se vivent tout au long du jour et de la nuit lorsque nous parcourons, de blanc vêtus (habits customisés à l’aide du sac du festival, d’une vieille sacoche ou des indispensables lunettes de soleil), les rues d’Avignon. Le soir, après les dernières représentations, et souvent jusqu’à la fermeture, à 3h30 du matin, nous discutons avec les comédiens au bar du in, buvette aménagée dans une cour, réservée aux professionnels du in.

Notre programme change chaque jour, bousculé par les impératifs et la durée plus ou moins longue des pièces, mais au cœur de la journée : la prière ; et la célébration de la messe, si elle est brève, est toujours un moment privilégié de ressourcement, entre frères et avec ceux qui nous rejoignent.

Cette année, outre Les Damnés, présenté dans la cour d’honneur et qui marquait le retour de la Comédie Française au festival, nous avons été enthousiasmés par Het Land Nod de la compagnie FC Bergman et surtout par Le radeau de la méduse des élèves de dernière année de l’École du TNS (Théâtre National de Strasbourg). La présence dominicaine était aussi marquée par le retour de Pierre & Mohamed et une nouvelle création, Moi, Dominique, avec Raphael Joly et Francesco Agnello. Une tentative heureuse et appelée l’an prochain à se renouveler et à s’enrichir fut aussi la lecture simultanée en hébreu, grec, latin et français des neuf premiers chapitres de la Genèse. La performance dans la métropole Notre-Dame des Doms offrit un merveilleux déplacement. Le texte s’entendait dans une pluralité culturelle, une diversité phonique orchestrée par le comédien Jean-Damien Barbin.

Le festival est un lieu de prédication : c’est-à-dire que nous, frères prêcheurs, commençons par nous mettre à l’écoute des comédiens et metteurs en scène à travers les pièces qu’ils nous proposent.

Le théâtre aurait vingt ans d’avance sur les questions de son temps dit-on… pourquoi ? Par la liberté que donne la scène d’évoquer des sujets sensibles, perçus à demi-mots, ou encore tabous. Comment ? Sans doute par un double « regard prolongé », posé sur la réalité.

C’est d’abord l’œil des écrivains, metteurs en scène et comédiens qui scrute longuement le monde dans lequel nous vivons et se demande comment l’interpeller, le réveiller, l’animer. En basculant ces questions entre-aperçues dans la virtualité bien incarnée du théâtre, cette petite communauté synthétise ce temps long d’observation, enrichi du regard personnel de chaque intervenant.

A ce premier coup d’œil de ceux qui sont en scène, s’ajoute un autre regard, lui aussi prolongé, celui du spectateur soudain confronté à une situation non choisie, souvent extrême, même lorsqu’elle est banale. Les scènes de la vie quotidienne y prennent un autre relief, l’histoire s’approche jusqu’au présent, les mondes lointains s’étendent tout près. Que la pièce dure douze heures ou quelques minutes, le temps se présente sous une autre couleur et laisse percevoir d’étranges « signes des temps ».

 Aux questions morales ou sociales qui hantaient le théâtre des années 90 et des premières années du XXIe siècle semble répondre désormais un faisceau d’interrogation plus directement spirituelles. Comme si Claudel, remis à l’honneur il y a vingt-cinq ans, ou l’Épître aux jeunes acteurs d’Olivier Py, faisaient école. Mais c’est sûrement les soubresauts et les questions sous-jacentes de notre monde contemporain qui émergent, solitaires encore ou par bribes, mais qui, condensés à Avignon, formulent d’année en année des phrases enfin audibles.

Comme frères, nous percevons ces échos et la manière dont le théâtre change et se meut. Ils prêchent pour que nous prêchions. L’Évangile semble poindre et même s’épanouir dans certaines pièces anciennes ou contemporaines.

Laissons le mot de la fin à l’équipe 2016 qui écrivait en conclusion sur lavie.fr :

« Nous quittons ce festival, remplis d’images, de paroles, de rencontres, de pintes de Perrier – la grande nouveauté 2016 – et de petits verres de blancs et des grands verres de bière, des gâteaux des cinquante ans de Foi & Culture, du visage lumineux du Père Chave, initiateur-animateur-amoureux des dialogues entre l’Église et la Culture. Nous quittons ce festival avec la beauté des regards échangés tard, très très tard, sous les lampions du bar du In, de la joie de se retrouver là alors que rien ou si peu ne nous y prédestinait. Nous quittons ce festival, avec le goût renouvelés des mots, ceux de nos offices et de nos messes quotidiennes (eh oui !), ceux des plateaux et des tables de resto, avec la folie furieuse de résister par notre seule présence – et celle du Ciel – à la peur des ténèbres.  Sur leur embarcation les enfants du radeau de la méduse avaient vu juste « ramons, tambourinons ». Rideau. Salut. D’autres scènes nous attendent. À l’année prochaine, si Dieu nous prête vie. »

fr. Charles Desjobert, op

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Retour d’Apostolat d’été – ThéoDom

TheoDom 2016  –
Un peu de théologie, à la mer ou à la montagne.

Enseignement du fr. Emmanuel Dumont op

Enseignement du fr. Emmanuel Dumont op

            À la suite du succès de la première session TheoDom à l’été 2015, pari avait été fait non seulement de dédoubler la proposition, mais aussi de l’exporter ailleurs, dans un cadre différent : si l’océan a ses adeptes, la montagne aussi, ça vous gagne, surtout pour une semaine de prière, de réflexion et de détente, l’un, l’autre et le troisième dans la tradition dominicaine ! Deux aperçus, donc, de nos sessions. 

Kergallic

      Le hameau de Kergallic a accueilli, pour la deuxième année consécutive, une session Théodom qui a proposé à de jeunes étudiants et professionnels venus d’horizons divers et variés –onze cette année- d’approfondir leur foi en découvrant les principales disciplines théologiques. L’animation était assurée par quatre frères dominicains (ffr Marc Bellion, Jean-Baptiste Régis, Emmanuel Dumont & Olivier Catel) et, pour la première fois, et à la grande joie de tous, une sœur dominicaine (Sr Carine Michel).

            Chaque matin, les participants étaient appelés, après la messe et un petit-déjeuner fraternel, à découvrir pendant une heure et demie une discipline : Bible et Création, l’action de Dieu, un parcours biblique sur l’institution de l’eucharistie en Mc 14, la vertu de prudence. La fin d’après-midi était consacrée à un atelier où les participants, en petits groupes, pouvaient réinvestir leurs connaissances acquises le matin et poser toutes les questions qui avaient surgi dans la journée. Les échanges furent riches, vifs et parfois passionnés. Ce fut pour les participants une belle occasion de mettre en forme leur questionnement et, pour les frères, principalement étudiants, une occasion d’approfondir leurs propres recherches. 

Magnifique

  Les après-midi furent estivales, gaies et détendues : de cap en cap, de pointe en pointe et de plage en plage, les sorties furent journalières. A noter la veillée finale d’adoration, dans l’église de Bangor, animée par le groupe : une veillée pour rendre grâce mais aussi pour prendre un pot avec les habitants et estivaliers venus partager ce temps de prière.

Entre travail intellectuel et vie communautaire partagée, entre prière et services, se dessine ainsi une expérience proprement dominicaine qui cherche à donner le goût de l’intelligence de la foi.

            La seconde session fut dans un autre cadre, donc, au monastère de Chalais, pas loin de la Grande Chartreuse, mais l’esprit est resté le même. Avec, pour nous aussi, la joie de prier, travailler et se détendre (les trois, toujours, on vous a dit) avec nos sœurs, ici moniales (un grand merci à leur accueil large et détendu, même quand nous leur avons refourgué nos restes, de quoi nourrir, ou presque, une colonie). Chaque jour, découverte d’une discipline théologique : le fr. Marie-Augustin, du couvent de Strasbourg, démarre en seconde, mais sans caler : « Vous avez-dit Magistère ? », on continue avec le fr. Grégoire (Fribourg) qui tâche de parler « Bible : tradition(s) d’interprétation(s) », puis c’est un précis de liturgie et d’architecture sacrée et leurs significations ecclésiologiques et théologiques avec le fr. Charles (Fribourg encore) – « Le mouvement liturgique, liturgie en mouvement » (ah, mais c’est qu’ils savent titrer !) – ; l’avant-dernier jour, le fr. Jacques-Benoît (Fribourg toujours) nous fait chanter du Polnareff (à la grande joie de la sœur qui retrouve les sons de sa jeunesse), et pose la question : « on ira tous au Paradis ? » (si vous voulez la réponse, venez l’année prochaine), puis nous finissons avec la sœur Pascale-Dominique qui parle assise, mais plaide pour une « théologie à genoux » et nous apporte un très bel enseignement sur la place et le rôle de la théologie dans la vie spirituelle : en gros, et en très résumé : quand ça te gonfle, persévère, mais si ça te gonfle d’orgueil, arrête un peu, parce que, tout ça, c’est pour aimer.

 Frs. Olivier Catel et Grégoire laurent-Huyghues-Beaufond, op

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Retour d’apostolat – l’atelier Fra Angelico

« 5 jours pour créer la Cité céleste », tel était le projet. 5 jours pour réaliser que nous en étions les pierres vivantes, tel fut son accomplissement. Que nos mains, après tant de mains, comme tant de mains, aspiraient à dire l’indicible. A tracer, sculpter, creuser, des chemins d’espérance, nos chemins. A mettre au jour la lumière. Que la Cité céleste est œuvre d’incarnation. Que la révélation du Christ est dans un même mouvement dévoilement que lui-même opère en nous, à travers nous. Entre nous.

Session Fra Angelico 2016 - Chalais

Cela allait-il de soi ? A première vue, sans doute pas. Belle gageure que de réunir ainsi artistes d’horizons si divers et théologiens autour de l’Apocalypse, le tout dans un monastère à flanc de montagne, sous le soleil de juillet. C’est pourtant là que, portés par la prière des sœurs dominicaines, nourris de leur présence et de la beauté des lieux, chacun s’est peu à peu révélé. A travers ses mots, à travers ses œuvres, en commentant St Augustin, ou en lavant la salade. Nourrir les corps, nourrir les cœurs et les âmes, pas de geste qui ne compte. Tout est rencontre.

Pouvions-nous créer ensemble ? Il fallait oser. Il y eut les pionniers, les veilleurs de nuit, les guetteurs d’aube, les marcheurs et les contemplatifs. Et puis ce dernier après-midi où tous enfin nous sommes rejoints, non pour créer d’une seule main, mais ensemble, et dans un même élan. Chacun a osé. Chacun a levé un coin du voile. Il n’est nulle timidité que la bienveillance ne puisse vaincre.

Pas de roseau pour mesurer le travail accompli. Il n’est pas fini. Tout est déjà, tout est encore à construire. Mais c’est sur la lumière que nous bâtissons, eau vive qui baigne nos fondations. La rencontre a eu lieu, premier fruit. De ces fruits rares et féconds. Nous reviendrons.

Session Fra Angelico 2016 - ChalaisSession Fra Angelico 2016 - Chalais

Atelier Fra Angelico – du 17 au 23 juillet, chez les moniales dominicaines de Chalais (Isère). Avec les frères Emmanuel Dumont et Pierre de Marolles (Province de Suisse)

Merci à Audrey Spindler pour cet article.

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L’été des frères étudiants : va et prêche ! (et n’oublie pas de te reposer un peu)

L’été est, pour les frères étudiants, synonyme sans doute de repos, après une année souvent chargée, mais aussi d’itinérance, les deux n’étant d’ailleurs pas incompatibles ! Petit tour d’horizon pas forcément exhaustif …

            Si les frères Charles et Grégoire qui espéraient partir à la découverte de l’histoire récente et du présent de l’Église en Algérie doivent, faute de visas, changer leurs plans, d’autres, heureusement, peuvent traverser aisément les frontières ! Pendant que le fr. Jean-Baptiste (celui de Lyon) part à la rencontre de l’Église et des frères en Lituanie, sous la conduite du fr. Jokubas-Maria et du fr. Marc-Antoine (Père maître), d’autres ont visé un peu plus au sud : les frères Jacques-Benoît et Pierre-André participent en effet au pèlerinage voulu par le maître de l’Ordre pour notre huitième centenaire, avec plus de quatre-vingts jeunes frères venus du monde entier, de Caleruega (ville de naissance de Dominique) à Bologne, en passant par Toulouse, Lourdes ou Rome. Ils seront présents à Bologne, le 14 juillet, pour l’ouverture du chapitre général de l’Ordre.

           À peine plus tard dans l’été, les frères Olivier, Xavier et Sarmad (couvent de Lille) avec un groupe de lillois, autour du foyer saint Dominique, et les frères Jean-Baptiste (celui d’Oxford) et Jean-Baptiste (celui de Lyon) avec un groupe constitué autour du couvent de Lyon, se rendront en Pologne pour les Journées mondiales de la Jeunesse, à la rencontre de l’Église de Pologne et du pape François. De son côté, fe fr. Jokubas-Maria s’y rendra avec un groupe de jeunes lituaniens.

            Mais il se passe aussi des choses en France, et pas seulement quelques jours de vacances bien mérités. Si, en raison des JMJ, nous avons mis entre parenthèses notre présence sur les chemins de saint Jacques, c’est aussi pour de nouveaux projets : côté arts et culture, le fr. Charles participe de nouveau à la présence des frères dominicains au festival d’Avignon ; quant au fr. Emmanuel, il lance, avec le fr. Pierre de la province de Suisse, l’atelier Fra Angelico chez nos sœurs moniales de Chalais : « cinq jours pour créer la Cité céleste » avec et pour des artistes contemporains, conférences, workshop et détente autour du livre de l’Apocalypse, théologiquement et symboliquement riche et, nous l’espérons, inspirante !

            La session à peine finie, le monastère sera de nouveau investi, cette fois-ci par les frères Jacques-Benoît, Charles et Grégoire, pour une nouvelle édition de TheoDom : initiation à la théologie, prière et détente, tous trois dans dans la tradition dominicaine, avec le fr. Marie-Augustin de Strasbourg et les sœurs. Au même moment, le fr. Grégoire prêchera aux complies la neuvaine de St Dominique. Bien entendu, si la formule s’exporte en montagne, elle se confirme aussi à Belle-île en Mer où les fr. Jean-Baptiste (celui d’Oxford), Olivier et Emmanuel, avec Sr. Carine, novice dominicaine de la Congrégation Romaine de Saint Dominique (CRSD), et le fr. Marc de Nancy, animeront une deuxième session TheoDom.

            Bref, de quoi célébrer, bénir, prêcher, avec beaucoup à dire et aussi à écouter, avec des frères et des sœurs, avec et pour les hommes d’aujourd’hui ! Et de quoi, aussi, rentrer le cœur plein des merveilles du Seigneur pour reprendre, en septembre, les cours ou nos nouvelles missions !

ThéoDom

ThéoDom

 

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Ordinations diaconales

Mgr Charles MOREROD (op), évêque de Fribourg, Lausanne, Genève a ordonné diacre, le samedi 25 juin, les frères Pierre de Marolle (de la province de Suisse), Jacques-Benoît Rauscher, Emmanuel Dumont, Pierre-André Mauduis et Olivier Catel (de la province de France).

Album photo de la célébration

 

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La vie dominicaine selon les futurs diacres de l’Ordre

Les futurs diacres de la Province dominicaine de France (frs. Jacques-Benoît RAUSCHER; Emmanuel DUMONT; Pierre-André MAUDUIT;  Olivier CATEL et  Pierre de Marolles (province de Suisse)) nous présentent la vie dominicaine : l’apostolat, les études, la prière, la vie commune.

Reportage réalisé par Pierre Pistoletti  pour Cath.ch

Ces cinq frères dominicains seront ordonnés diacres, le 26 juin 2016, à l’église du Christ-Roi de Fribourg.

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Pas encore de bon plan pour cet été ? ThéoDom 2016

L’été dernier, de jeunes frères dominicains ont proposé une semaine d’enseignements et de discussions autour de la théologie à Belle-Ile-en-Mer, en Bretagne. Baptisée ThéoDom, cette initiative partait d’un constat : beaucoup de jeunes chrétiens sont soucieux d’approfondir leur foi, y compris sur le plan intellectuel, mais n’ont pas toujours l’occasion de s’investir dans un cycle de formation. Cette session ayant fait le plein de participants (et ayant même refusé du monde !), cette année non pas une mais deux sessions seront proposées.

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                Une session à la montagne à Chalais du 1er au 7 août 2016

Puisque faire de la théologie dans un cadre estival est l’idée de ThéoDom, la première session vise à satisfaire les amoureux de la montagne et aura lieu à côté du monastère de Chalais. Elle se tiendra du 1er au 7 août 2016 avec les frères Marie-Augustin Laurent-Huyghues-Beaufond, Jacques-Benoît Rauscher, Charles Desjobert et Grégoire Laurent-Huyghues-Beaufond. La vivre à proximité du monastère et en lien avec les moniales (qui animeront des topos et ateliers) permettra de répondre à une demande des participants qui souhaitaient connaître aussi les Dominicaines… Demande à honorer particulièrement en cette année des 800 ans de l’Ordre !

                Une session à Belle-Ile-en-Mer du 14 au 20 août 2016

Bien sûr, l’autre session aura toujours lieu à Belle-Ile-en-Mer au hameau de Kergallic pour ancrer une tradition, vieille de seulement un an, mais que tous espèrent pouvoir pérenniser. Elle se déroulera du 14 au 20 août 2016 en compagnie des frères Marc Bellion, Emmanuel Dumont, Jean-Baptiste Régis et Olivier Catel, aidés de Carine Michel, novice CRDS. Comme l’an dernier, elle sera l’occasion aussi de rencontrer les vacanciers présents et les habitants de Belle-Ile.

                ThéoDom a pour objectif de faire découvrir la saveur de la théologie, dans une ambiance estivale. Si le programme comporte des temps d’enseignement (sur la Bible, le mystère du Christ, la liturgie, la spiritualité, la morale chrétienne…) et des temps de discussions, il laisse la part belle à la vie en groupe, à la promenade et, bien sûr, à la prière. Réflexion, vie commune et prière, un programme dans la plus pure tradition de l’Ordre de Saint Dominique… pour ceux qui aiment les sommets, les eaux profondes et bien sûr le soleil de l’été ! Parlez-en autour de vous !

Théodom 2016 -un survol théologique

Session pour les 20-35 ans.

Tarif (Chalais ou Kergallic): 220 euros (180 euros pour les étudiants)

Plus d’informations en écrivant à theodomop@gmail.com ou sur http://theodom.op.org

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La prière du Rosaire : la main de Marie

Vous n’avez pas le moral ? Vous êtes guetté par le dégoût des choses spirituelles ? Guetté par ce qu’on appelle l’acédie ? Essayez le Rosaire !

Le Rosaire, qu’est-ce que c’est ?

Les dominicains, comme d’autres religieux, portent le Rosaire à leur ceinture

Le Rosaire c’est d’abord ce long chapelet qu’ont à leur ceinture un certain nombre de religieux, dont les dominicains. Il est constitué par trois chapelets mis bout à bout. C’est à dire par 150 grains, répartis en dizaine, séparés par un grain plus gros. Chaque petit grain représente un « Je vous salue Marie » et chaque gros grain un « Notre Père ».

A chaque dizaine, le religieux est invité à méditer un mystère de la foi. Les mystères sont répartis en 4 groupes : joyeux, lumineux, glorieux, douloureux.

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Les mystères du Rosaire

Le Rosaire est donc une prière à la fois tactile (on égraine son chapelet), mentale (on dit une prière) et contemplative (on médite un mystère de la vie du Christ).

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Une brève histoire du Rosaire

La prière du Rosaire remonte à longtemps dans l’histoire de l’Eglise. La tradition attribue souvent à saint Dominique la réception du Rosaire des mains de la Vierge Marie. Le tableau est très classique et présent dans de nombreuses églises.

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Lourdes, basilique du Rosaire : saint Dominique reçoit le Rosaire de la Vierge Marie

Une autre origine, historiquement plus vérifiée, et tout aussi belle, se retrouve dans l’ordre des chartreux. Le psautier de Marie vient remplacer la prière des psaumes pour les frères qui ne savaient pas lire. Il s’agissait alors de prier 150 fois la prière de salutation à Marie à la place des 150 psaumes que compte la Bible.

Au XVe siècle, Un certain Dominique de Prusse, novice et tombé dans l’acédie après son entrée au monastère, se voit prescrire par son prieur la prière du Rosaire, dans un style contemplatif en ajoutant les fameuses clausules, ces phrases que l’on ajoute à la place de « et Jésus le fruit des vos entrailles est béni ». La recette marche et le novice retrouve une riche vie de prière.

Plus tard au XVe siècle, un frère dominicain, Alain de la Roche, diffuse la prière du Rosaire, selon la méthode de chartreux, en confondant semble-t-il Dominique de Prusse et saint Dominique, pour en faire une prière aux origines dominicaines. Qu’importe dira-t-on, du moment que Marie est priée !

Le dernier épisode en date est l’ajout par saint Jean-Paul II d’une série de mystères qui concernent la vie publique de Jésus : les mystères lumineux.

Aujourd’hui dans l’ordre dominicain, sont liés au Rosaire les équipes du Rosaire et le pèlerinage du Rosaire à Lourdes.

Les frères dominicains sont tenus par leur constitution à la prière quotidienne du chapelet, c’est à dire 5 dizaines, une série de mystères. Laissons justement la parole à l’un de nos frères : « avec le rosaire à la ceinture, nous avons toujours Marie à portée de main » disait le frère Christian-Marie au pèlerinage du Rosaire.

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